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Claude Boisvert
Paramédic certifié
Montréal, Québec
retraité le 17 octobre 2006
Canada


   
 
Ce site à été engendré pour les personnes qui aimeraient devenir Paramédical au Québec !
 
 
Claude à ses débuts !
 
Pour entamer ce nouveau site 2008, j’aimerais me présenter aux lecteurs et lectrices qui prendront le temps de sillonner ce site. Je me nomme Claude Boisvert paramédical depuis 30 ans à la Corporation Urgences Santé. J’ai débuté dans ce patrimoine le 20 décembre 1975 aux Ambulances Paul Godin à Montréal.


Le taux horaire à cette époque était de 1,66 $/heure dans plusieurs entreprises ambulancières au Québec. Je peux même vous admettre que certains propriétaires de firmes ambulancières offraient 5,00 $ l’appel sans aucun salaire de départ. Demandez à un chauffeur de la STM combien il percevait de rémunérations en 1975. Demandez aussi à un ouvrier de la construction combien il recevait pour la même année!
Les ambulanciers au Québec ont toujours été les enfants pauvres du système, et ils le sont encore en 2008.


Les soins pré hospitaliers au Québec ont progresser avec la venue du monde syndical. Nous avons vu une forte amélioration lors de l’arrivée de notre premier syndicat RETAQ en 1983. À cause de son créateur Monsieur Mario Cotton, les employés ont vu leurs salaires augmenter d’une façon colossale. Ce site aura pour but d’illustrer les efforts de nos ambulanciers au Québec.

Ne croyez pas que ce système est devenu captivant à cause de nos gouvernements ou nos employeurs. Erreur, ce système est devenu performant à cause de ses salariés et de son syndicat. Sans ces combats ardus de la part de ses travailleurs syndiqués rien n'aurait été possible. La Corporation Urgences Santé, les superviseurs et notre maison maire n’existeraient pas! Selon ma vision, tous les fonctionnaires à la Corporation Urgences Santé doivent leurs places aux pionniers dans le domaine!


Depuis mon départ le 17 octobre 2006, la qualité de vie des paramédicaux se dégrade de jour en jour. Le psychique des troupes est à son plus bas niveau depuis plusieurs années. Au lieu de les soutenir dans leurs chutes libres, on continue à leur demander une surabondance de travail, mais toujours au même salaire. Les paramédicaux doivent être compétitifs, aimants et toujours au poste même malade. Quand le paramédical effectue une erreur mineure, il se voit convoquer pour répondre de ses opérations. Ils doivent être plus professionnels que les médecins, les infirmières ou les policiers, mais avec un salaire pitoyable


Le ministère de la Santé demande de plus en plus de formation aux paramédicaux, mais avec un salaire dérisoire. Où est l’attrait pour nos jeunes membres de faire une formation de trois ans pour encaisser aux environs de 15,00 $/heure en débutant? Ils doivent effectuer douze années avant d'acquérir le sommet de l’échelle. Je constate que plusieurs bâtisseurs laissent la profession pour prendre leur retraite, et les autres jeunes recrues pensent à modifier leurs orientations professionnelles. A chacune de mes rencontres de courtoisie à mon ancien poste de travail, je réalise que le système est vraiment en détresse.

Les dirigeants, le gouvernement, les superviseurs et autres le constatent, mais personne ne semble pouvoir arrêter ce déclin! On demande aux superviseurs de resserrer la corde aux paramédicaux pour qu’ils demeurent performants, mais ces individus sont vraiment arrivés au bout de leurs cordes. Les gens tombent malades physiquement et psychologiquement, mais le Ministère de la Santé continue leur martelage envers ces personnes indispensables.

Quel est le but de ce carnage ? Nous écoutons souvent les infirmières se geindre de leurs conditions de travail, mais très rarement les paramédicaux ! Ils poursuivent leurs batailles, mais certains soldats commencent à tomber ! Les troupes sont vraiment accablées à cause de la surcharge de travail quotidienne.

Le comble de l’histoire, certaines nouvelles recrues se permettent de solliciter le départ des bâtisseurs du système. Ils ne réalisent pas qu’a cause de leurs prédécesseurs, ils ont les conditions de travail actuelles. Ceux et celles qui pensent de cette manière ne sont que des égocentriques et des enfants gâtés. Ces demandent est pour moi un manque de considération total envers leurs aînés. Ils ne comprennent pas les raisons qui retiennent les bâtisseurs en poste actuellement. Notre fameuse pension de 534,00 $/mois fait que les paramédicaux ne peuvent quitter adéquatement! Oui vous avez bien lu, ce montant est mensuel et non hebdomadaire. Nous recevons moins qu’un assisté social apte à l’ouvrage! Comment un employé peut-il lâcher décemment la profession avec ce montant?

Au sujet de notre fond de pension, aucun avantage important n’est visible pour le départ des paramédicaux après 30 ans de service. En plus d’acquérir ce montant minable, le travailleur le reçoit jusqu’à 65 ans seulement. Les paramédicaux doivent œuvrer souvent à des âges inconcevables pour se rendre aux rentes du Québec. Plusieurs paramédicaux travaillent avec des hernies discales et d’autres pathologies limitatives durant plusieurs années. Quand cette personne se retrouve à la CSST, on le désavoue en protestant que son état n’est pas dû à son travail!

Je connais personnellement des personnes qui ont subi des arrêts cardiaques, et ils poursuivent leur travail. Dans le cas contraire, ils obtiennent de la résistance de la CSST, de l’assurance salaire ou de l’employeur.
Comme nous avons entamé notre fond de pension en 1989 seulement, il est irréalisable pour la plupart des travailleurs et travailleuses de quitter l’emploi adéquatement. Je crois que les pionniers du système ambulancier devraient avoir droit à une pension décente lors de leurs départs après 30 ans de loyaux services. Les employeurs ne se gênaient pas pour se payer des maisons, des autos, de beaux bureaux sur les rémunérations des ambulanciers durant des années.

Quand les créateurs disparaîtront définitivement, nous verrons ce que nos successeurs feront de supérieur pour le système ambulancier au Québec. Ils demandent le départ de leurs aînés, mais je constate qu’eux ne sont pas prêts à se battre pour poursuivre le combat.
J’ai rencontré de nouvelles recrues qui estimaient travailler avec des paramédicaux d’expériences. Ces paramédicaux ont admis que leurs expériences pratiques puissent venir de ces bâtisseurs. Cette expérience est vraiment fondamentale pour votre progression dans le domaine ambulancier. Ces personnes feront de bons paramédicaux en combinant leur compétence académique et leurs apprentissages pratiques.


Prenons l’exemple des infirmières mises à la retraite. Nous pouvons percevoir le désastre dans notre réseau de la santé. Une véracité est claire, l’expérience ne s’achète pas, mais tu dois l’acquérir. Vous pouvez avoir une foule de diplômes, mais sans pratique, ces diplômes n’équivalent à rien du tout. Les anciens paramédicaux avions assimilés ce principe en prenant exemple sur nos aînés.

Nous avons appris sur la foulée avec l’aide de nos confrères expérimentés, mais je crois que plusieurs vétérans peuvent éviter plusieurs tragédies sans que le nouveau le constate. Vous avez la théorie… bravo, mais sans l’aide de vos confrères d’expériences, vous pourrez accuser plusieurs bavures qui auraient pu être esquivées si vous aviez écouté un sage de la profession.
Certains étudiants me disaient qu’au centre de formation, on leur conseillait de ne pas écouter les vieux ambulanciers.

Ils leur expliquaient qu’eux allaient hausser la profession, et que nous les pionniers étions des burn-out! Si ces affirmations sont véridiques, vous me faite vraiment pitié de conduire les jeunes paramédicaux dans cette voie. Vous constatez comment le service se comporte maintenant, alors poursuivez dans la même voie, et vous réaliserez trop tard vos erreurs académiques. Toutes les jeunes recrues devraient être encadrées par une personne d’expérience. Je n’atteste pas que tous les vieux paramédicaux sont des modèles, mais il faut faire attention pour ne pas accuser tout le personnel bâtisseur. Même si les anciens paramédicaux n’ont pas la même formation générale, ils peuvent en dévoiler à plusieurs nouvelles recrues.


J’ai fait mon entrée à la Corporation Urgences Santé le 24 février 1984. Cette date fut l’intégration concevable de la Corporation Urgences Santé. La vraie incorporation a eu lieu en 1989 par l’étatisation des services ambulanciers. Malgré nos frictions constantes depuis l’intégration, j'estime la venue de cet organisme para gouvernemental, en comparaison de nos compagnies privées! Cette organisation est venue placer des balises dans le domaine ambulancier. Même si je ne suis pas toujours en accord avec leurs décisions administratives, Je dois admettre que les soins au Québec à augmenter en valeur depuis leur implantation.

Comme rien n’est irréprochable, nous avons dû revendiquer des droits auprès de cet employeur. Ces revendications ont souvent été houleuses et désordonnées. Des conflits entre les paramédicaux et la Corporation Urgences Santé, nous les comptons plus! Comme la Corporation Urgences Santé doive recevoir l’approbation du Ministère avant octroyer un droit alors, plusieurs morosités ont eu lieu. On doit se demander, si seulement la Corporation Urgences Santé est fautive de toute cette insatisfaction! Certains diront que je suis teteux, mais je veux juste faire la juste part des choses. Le Ministère se sert t’il de cette organisation pour abattre les paramédicaux ? Nous le serons peut être jamais !

Nous devons accepter que certains paramédicaux méritent amplement leurs condamnations. Certains supposent ce dissimuler derrière leurs accréditations syndicales pour exécuter leurs imbécillités. Cet organisme à le mandat de contrôler la qualité des soins à Montréal-Laval. Quand un employé est vraiment coupable, ils doivent sanctionner selon la gravité de la dérogation. Il faut aussi avouer que certaines répressions sont vraiment démesurées en relation avec la gravité du geste. J’ai connu des paramédicaux qui ont acquis des sanctions vraiment édifiantes pour des banalités. Certaines sanctions devraient être revues à la baisse, car de cette manière, nous attirons de la combativité de la part du personnel paramédical.

Je comprends que je suis un employé syndiqué, mais nous devons octroyer un certain dévouement à cet organisme, qui s’efforce à classer des paramédicaux de qualité. Même si les nouvelles recrues réussissent leurs formations, ils doivent concorder aux normes personnelles de la Corporation Urgences Santé. Ceux et celles qui aspirent œuvrer à la Corporation Urgences Santé, doivent user de persévérance. Peu de postes sont disponibles au sein de cet organisme. En octobre 2004, des rencontres sont prévues entre le syndicat RETAQ et la Corporation Urgences Santé. Ces rencontres devraient être pour moderniser les conditions de travail des paramédicaux.

Certaines personnes malicieuses pourraient raisonner que je me cherche un poste de prestige à la Corporation Urgences Santé. Comme nous sommes en 2008 et que je suis à ma retraite, je me demande ce qu’ils pourront dire de mes propos. Comme je suis un homme juste et droit, j’aime divulguer les vrais évènements. Quand notre syndicat fait un bon coup, je suis dans la foulée pour les acclamer, mais quand l’employeur effectue un bon coup, je vais lui octroyer le même traitement. Certaines personnes semblent croire que je devrais agir irrespectueux à cause de mon statut de syndiqué. Désolez, mais je ne suis pas ce style de personne!

Je ne suis pas toujours en harmonie avec les décisions administratives, mais je prends le temps de m’arrêter, pour dialoguer avec les représentants de l’employeur ( Superviseurs) je tente, de comprendre leurs raisonnements administratifs. Certaines décisions administratives me semblent un peu infructueuses, mais sans le dévouement des paramédicaux, le système continuera à se dégrader.

Il n’est pas toujours facile d’administrer un syndicat, et diriger un service ambulancier comme Urgences Santé peut être ardu. La Corporation Urgences Santé comprend à son actif 800 paramédical et plusieurs fonctions administratives à la maison maire. Les compressions budgétaires n’aident pas les relations entre les cadres et les paramédicaux. Les paramédicaux sont souvent contraints à cause de coupures dans certains services administratifs. Je crois, que les deux parties essaient de subsister à nos coupures budgétaires émises par le Ministère.

Évidemment que les paramédicaux sont sous-payés pour les responsabilités qu’ils incombent. Les paramédicaux doivent se servir des moniteurs cardiaques, l’intubation, les médicaments, le stress du premier intervenant, etc., etc. En 2008, un salaire de 23.32/heure est considéré comme infime. Les personnes qui me côtoient admettent que notre salaire devrait être revu à la hausse. Nos gouvernements semblent ne pas partager cette opinion publique, car ils paient les paramédicaux comme des incapables. Dans cette mésentente, pouvons-nous blâmer uniquement la Corporation Urgences Santé ? Nous allons devoir encore nous battre pour acquérir des conditions de travail appropriées. Est-ce normal, qu’un paramédical travaille 30 ans pour obtenir 500,00 $/mois?

J’ai eu des nouvelles au sujet du renouvellement de la convention collective, et certains avantages sociaux ont été débusqués. Le Ministère de la Santé avait annoncé une augmentation pour les paramédicaux à un taux horaire de 30,44 $/heure. Le ministre de la santé à omis de tout divulgué au public. Pour obtenir ce salaire, tu dois avoir un BAC. Le style de BAC n'a pas été déterminé encore. Évidemment, le Ministère de la Santé sait très bien que peu de paramédicaux répondent à ces exigences. Ce nouveau salaire, peu de paramédicaux pourront le percevoir. Pratique de dire des montants au grand public, mais la réalité est très distincte !

De cette manière, quand les paramédicaux voudront revendiquer des avantages salariaux, le public dira… Que veulent-ils encore, ils ont 30,44 $/heure! Commode pour le public d’évaluer les travailleurs quand nous méconnaissons leurs conditions de travail. Au lieu de négocier de bonnes conditions de travail pour les paramédicaux, ils aiment mieux octroyer ces montants aux premiers répondants. Vous ne pensez pas qu’un paramédical formé avec plus de 800 heures de formation est plus compétent qu’un pompier avec 40 heures de formation? C’est vraiment déshonorant de remarquer le manque de considération pour la profession para médicale. Le public semble heureux de ce service, car ils ont l’aide plus rapidement. Attention, cher public, réfléchissez plus loin et vous verrez leurs projets! Je prévois qu’un jour, les pompiers deviendront paramédicaux, et nos paramédicaux actuels deviendront ils des brancardiers?

Depuis leurs venues sur le terrain, certains pompiers essayent de diriger les opérations terrains en commandant la conduite des vrais paramédicaux… incroyables! Une chance que je suis à la retraite, car il me ferait plaisir de leur établir les vraies connaissances médicales. Je ne crois pas qu’ils sont compétents avec leurs formations de 40 heures en soins de base. Je ne crois pas qu’ils sont agencés pour faire la morale aux vrais paramédicaux de formations. En espérant que mes confrères et consœurs prendront leurs places auprès de ces travailleurs novices en soins paramédicaux. Mes dernières informations en 2008 n’exposent pas mes souhaits! Certains paramédicaux fraternisent avec les premiers répondants comme s’ils étaient des héros. Je suis personnellement désillusionné de la tendance de mes confrères et consœurs auprès de nos chers pompiers.

Mes idées sont claires, si les paramédicaux ne s’attisent pas dans les prochaines années, les premiers répondants prendront leurs places et ils deviendront les subalternes de nos pompiers. Même si je ne suis plus dans le système, j’acquiers toujours des renseignements pertinents au sujet de ce nouveau service. Je sais très bien que certains paramédicaux masculins comme féminins louangent nos chers pompiers sur leurs appels. Vous leur donnez vos emplois lentement dans l’harmonie. Ils doivent bien rigoler en constatant comment il est facile de récolter la place des paramédicaux au Québec. Essayez donc, de faire de la prévention incendie à leurs places, vous aurez leur syndicat sur le dos! Je comprends que certains paramédicaux sont aussi pompiers de profession, alors ils se rangent du côté de leurs confrères. Pensez donc a vos confrères et consœurs avant de vous aligner du coté de vos amis pompiers !

Nos nouveaux paramédicaux ont dû étudier plusieurs mois pour acquérir cet emploi, alors je ne crois pas qu’ils affectionneront se faire voler leurs emplois éventuellement. Il semblerait que certaines paramédicales frétillent devant nos chers pompiers. Vous avez le droit de les trouver magnifiques, mais ne placer pas votre vie privée aux travers votre vie professionnelle.

Certains paramédicaux veulent conserver leurs intégrités au sein de la profession. Les petites séances de séduction devraient être proscrites au niveau du professionnalisme. Pensez-vous que vous gagnerez beaucoup en agissant de cette manière avec les autres intervenants? Comment voulez vous être considéré comme des professionnels en agissant ainsi avec le sexe opposé !

Pour avoir œuvré durant 30 ans de ma vie dans le domaine ambulancier, je peux vous garantir que je n’ai jamais mêlé ma vie privée et ma vie professionnelle. Certaines infirmières me croyaient frustré à cause que je ne les complimentais pas! L’important pour nous était nos patients et patientes. Moi et mon partenaire André, nous avions à cœur le bien-être de nos patients sur notre civière. Nous avions vraiment la même formule de travail avec mon partenaire André Saindon. Nous prenions le temps de répondre aux besoins physiques et psychologiques de nos bénéficiaires.

J’avais prédit de terminer ma carrière avec mon partenaire André et j’ai tenu parole. Mon partenaire André a été un grand support jusqu'à ma dernière journée de travail. Comme il remarquait ma fatigue, il faisait en sorte de m’épauler durant mes quarts de travail. Plusieurs de mes confrères n’ont jamais remarqué ma fatigue psychologique jusqu'à la fin. Certains sont trop orientés sur leurs personnes pour percevoir les détresses psychologiques de leurs confrères. Mon grand ami André Saindon à distinguer comment ma condition physique et psychologique était affectée. Quand j’ai pris la décision de partir, mon ami André acquiesçait entièrement ma décision.

La photo ci-dessus me représente en 1987 lors de mon départ pour le travail. Même dans mes journées de congé, je me plongeais dans mes volumes médicaux pour toujours être à la fine pointe de mon travail. Le soir, je me sacrifie à la composition de mes deux sites internet. Avant de construire mes deux sites web, j’ai fait le tour des sites existants sur Internet pour m’apercevoir que les sites actuels ne documentaient pas les lecteurs sur les points obscurs de la profession. Les bons côtés de la profession sont mentionnés, mais la vraie réalité est très peu perçue! Comme je le mentionne souvent, je suis un homme qui aime la franchise et la sincérité, alors j’aime prévenir les lecteurs de toutes les facettes de cette profession. Nous devons orienter les futurs étudiants dans le choix de leur profession.

Dans les débuts, les personnes prenaient ce domaine par amour, mais de nos jours, les jeunes estiment obtenir des salaires faramineux et des avantages extraordinaires. Le port de l’uniforme est une vision attirante de la profession, mais selon moi, ce point devrait être secondaire dans le choix de carrière. Le but premier d’un bon paramédical devrait être ma passion des patients et l’ambition de sauver des vies humaines. Nous devons toujours avoir la priorité dans notre tête… de servir la population en détresse! Une personne malade physiquement ou psychologiquement est vulnérable, alors nous devons lui porter assistance. Prendre le temps de comprendre le tourment des personnes qui nous contactent. Certaines personnes peuvent vous sembler pénibles, mais ils sont souvent en souffrance psychologique!

Le grand public voit notre profession comme étant plaisant en passant sur les rouges, rouler en fou et prendre du café dans les Tim Horton. Ces personnes ne comprennent vraiment pas le domaine ambulancier. Cette réalité était bonne dans les années 1970, mais maintenant, nous avons de vrais professionnels dans les soins pré hospitaliers.

L’image est pour moi une source indispensable d’un paramédical de qualité. L’apparence que nous projetons à notre arrivée, peut influencer la confiance que les gens peuvent avoir en nous! Comme nous sommes le premier maillon de la chaîne de soins, nous devrions être représentatifs comme de vrais professionnels de la santé. Même si nous n’avons pas encore ce statut reconnu, nous devrions projeter cette image en tout temps ! La confiance que nous aurons de nos patients sera le commencement de leurs traitements. Pour établir un bon traitement, nous devons avoir l’entière confiance de nos patients. Nous pouvons être incompatibles avec certains patients, mais nous devons agir de façon professionnelle.

Nous devons avoir en tête que nous distribuons des services publics, donc nous avons à rencontrer plusieurs caractères distincts. Lors de mes affectations, je prodigue du respect et je demande le même traitement. Si un patient devient combatif envers moi ou mon partenaire, nous serons dans l'obligation de quitter les lieux pour réintégrer avec les policiers du S.P.V.M. Je peux comprendre une situation angoissante, mais nous ne sommes pas là pour acquérir des coups ou nous battre. Le respect doit être émis des deux partis et, de cette façon, nous pourrons prodiguer les meilleurs soins possible. Pensez toujours que si cette personne était un des vôtres, aimeriez vous qu'ils reçoivent des soins de qualité, la réponse est sûrement OUI, alors nous devons agir le plus humainement possible.

Depuis le mois de février 2005, vous verrez vos Paramédicaux avec des épaulettes indiquant leurs titres de Paramédical niveau 1. Ces épaulettes prouvent à nos gouvernements le rôle que pourrait jouer un Paramédical dans les soins au Québec. Comme toujours, les gouvernements pensent toujours Argent avant la santé publique. Nous verrons dans le futur si notre gouvernement démontre une bonne volonté envers vos Paramédicaux.

Le 20 avril 2008, J'ai commencé à mettre à jour le site. J'ai enlevé des formules et j'ai ajouté des textes. Certaines erreurs de frappes ont aussi été corrigées. Dans la visite de ma journée de travail, j'ai additionné ma mise à la retraite et dans la section RETAQ j'ai émis mes éclaircissements au sujet des premiers répondants. Soyez assurés que les écrits mis dans ce site sont raisonnés et réfléchis. Je n'ai jamais eu peur de mes opinions, alors je ne commencerais pas à ma retraite.

Un jour ou l’autre, les paramédicaux en poste devront se tenir debout, et protéger leurs droits auprès des autres intervenants. Nous sommes en 2008, et nous percevons encore des intervenants qui méprisent les paramédicaux. Le temps est venu que la fraternité des paramédicaux pose leurs poings sur la table pour faire respecter leurs membres. Les paramédicaux ont besoin de percevoir qu’ils sont soutenus par leurs employeurs et leurs syndicats. Plusieurs intervenants placent les paramédicaux en bas de l’organigramme des soins d'urgence. Posons-nous des questions au sujet des départs précoces des paramédicaux nouvellement arrivés! Ce n’est pas juste une question salariale, mais une question de considération.

J’ai discuté personnellement avec des policiers du S.P.V.M qui me confiaient trouver nos avantages sociaux très déplorables. Ils considèrent que les paramédicaux travaillent plus qu’eux-mêmes! Ils le constatent, comment ces personnes sont indispensables auprès de nos policiers. Quand les policiers sont aux prises avec des cas de psychiatries, ils sont heureux de percevoir la présence des paramédicaux. Évidemment, les paramédicaux peuvent accuser un certain délai, mais nous devons prendre en cause le nombre d’appels affligeants qu’ils doivent répondre. Souvent, ils doivent franchir la ville pour se rendre auprès de leurs patients. J’entends quelques fois des commentaires négatifs sur les ondes de la police au sujet des délais, mais vous devriez concevoir le fardeau des paramédicaux! Ce n’est pas les premiers répondants qui accorderont les soins avancés, mais vos paramédicaux !
 
 
Mes compétences académiques.
 
Dans cette case, je vais vous formuler mes complexes formations depuis l’année 1975. Certaines formations non achevées seront réunies dans cette récapitulation. Même avec mes diverses formations, nous devons concevoir que le plus important soit… l’humanisme! Nous pouvons acquérir plusieurs diplômes, mais le principal dans le domaine de la santé sera toujours… l’altruiste envers nos patients!

De nos jours, les travailleurs de la santé sont gouvernés par des protocoles, procédures et directives. Plusieurs travailleurs de la santé semblent omettre les mots… discernement et gros bon sens! Nous sommes tous en harmonie avec l'établissement de directives et protocoles, car ces directives standardisent nos actes médicaux. Par contre, aucun protocole clinique ne pourra remplacer le gros bon sens du travailleur. Il m’arrive dans l’exercice de mes fonctions de décliner volontairement des directives internes. Lors de cette dérogation, nous devons défendre notre point de vu devant notre service de la qualité. Je n’ai jamais eu de problème à affronter nos médecins conseils lors d’une anomalie aux directives internes.

Aucun organisme de santé ne pourra agencer des protocoles et directives incontestables. Chaque patient est unique donc, la législation du gros bon sens devra toujours venir balancer. Chaque paramédical devrait avoir en tête une seule priorité… la santé de son patient! Nous croyons clairement, que le système ambulancier aimerait acquérir des petits robots qui ne réfléchissent pas, mais qui accomplissent! Selon moi, ces protocoles cliniques devraient être présents pour marquer une ligne de conduite au cas de zones grises. Quand le paramédical n’est pas certain de ses décisions, il devrait apposer à la lettre des protocoles et directives. De cette manière, il se protège, défend son équipe et de plus, esquive d’éventuelles poursuites judiciaires.

Je peux concevoir la Corporation Urgences Santé d’être rigoureux au sujet des protocoles et procédures établies. Depuis quelques années, nous recevons plusieurs nouvelles recrues avec de bonnes formations générales, mais avec peu d'apprentissages pratiques. J’appréhende que certains nouveaux paramédicaux ne soient pas en harmonie avec mes propos, mais soyons réalistes dans nos objectifs. Certains jeunes diront en feuilletant ce site… l’ancien ne sait pas ce qu’il dit! Il faut faire attention dans le patrimoine de la santé, car ce n’est pas des matériaux que nous déplaçons, mais des humains comme vos proches. Je le réitère encore, la formation théorique ne vaut rien sans la pratique. J’ai dû œuvrer plusieurs années, pour acquérir une expérience dans le monde des pathologies.

Durant mes dernières années de service, nous avons distingué de plus en plus d’altercations verbales et même physiques à cause de l'application des directives et procédures trop restreintes. Quand le jeune paramédical applique à la lettre les procédures et les directives qu’on lui a enseignées au centre de formation, les patients se perçoivent numérotés, et une morosité survient. On vous a enseigné des protocoles et des directives, mais vous devez concevoir que votre but est d’amoindrir la souffrance humaine. Nous devons travailler pour nos patients et non pour nos livres de procédures cliniques. Quand un protocole ou une procédure clinique incommodent un patient, est-ce possible d’outre passer cette procédure pour le bien-être de notre patient? Quand vos patients quittent votre ambulance avec le sourire, vous êtes certains d’avoir accompli un travail impeccable. Le fait de lui proposer un transport ambulancier n’est pas toujours la solution thérapeutique.

Les patients ont besoin de se percevoir compris, appréciés, et surtout, prit en charge. Quand les paramédicaux témoignent de l’impatience, de l’incompréhension, des jugements, la chaîne de soins sera rompue et la coopération du patient sera amoindrie. Selon moi, le début du traitement commence par les soins paramédicaux. Comme il y’a une carence de personnel dans les hôpitaux, les patients se perçoivent isolés et ne reçoivent pas toute la compréhension nécessaire. La législation sollicite que tous les patients acquièrent un transport ambulancier au Québec, mais nous pouvons leur donner notre compassion. Loi non écrite dans les protocoles (rire)

Ma formation à l’ambulance St Jean!

Mon premier cours de l’ambulance St Jean a été suivi le 20 décembre 1972. Ce cours se donnait au 405 boul. de Maisonneuve Est à Montréal. Ce cours s’intitulait… secourisme général! Si mon souvenir est bon, cette formation durait environ 40 heures. Nous devions apprendre les premiers soins en cas d’urgence. Ils nous enseignaient les blessures, les fractures et plusieurs autres méthodes. Les policiers de Montréal acquéraient la même formation pour répondre aux appels d’urgences sur la voie publique. Ces policiers recevaient cette formation à l’hôpital Notre Dame de Montréal. Ce cours nous donnait le privilège de travailler dans le domaine ambulancier comme préposé d’ambulance. Aucune autre formation n’était dispensée à cette époque pour les ambulanciers au Québec.

La vision des soins ambulanciers a changé avec la venue du cours de Monsieur Roger Hallée. Ce personnage était le propriétaire d’une compagnie ambulancière du même nom de famille dans les hautes laurentides. Par la même occasion, nous aimerions remercier ce monsieur pour son appui apporté aux soins ambulanciers au Québec. Il fut vraiment l’innovateur à instaurer un cours avancé aux ambulanciers de l’époque. Ce monsieur est décédé depuis plusieurs années, mais nous conservons un beau souvenir de cet héritage.

J’aimerais joindre une note au sujet de l’ambulance St Jean. Je sais que quelques paramédicaux ne prennent pas le temps de percevoir les observations cliniques des ambulanciers St Jean sur place. Je trouve cette hiérarchie inconvenante entre les ambulanciers St Jean et les paramédicaux. Nous devrions tous nous joindre pour le bien-être des patients. Qui sommes-nous pour nous permettre de ne pas percevoir les informations cliniques des autres intervenants! Quand les infirmières n’écoutent pas nos anamnèses cliniques, nous n’apprécions pas, pourquoi alors le faire aux autres.

Nous devrions réintégrer à la base de nos soins… le patient! Je considère ces ambulanciers aussi importants que nos membres paramédicaux. Quand je dois intervenir sur une scène et qu’un ambulancier St Jean me distribue son histoire clinique, je prends le temps de l’écouter. Qui était au chevet du patient lors de l'incident… l’ambulancier St Jean! Il dispose sûrement des renseignements pertinents au sujet des blessures du patient. Je ne me prends pas supérieur parce que je suis paramédical niveau 1. J’ai débuté pour cet organisme, alors j’ai une grande appréciation pour ce service gratuit. Je dois aussi prévenir, que les ambulanciers St Jean ne doivent pas obstruer le travail des paramédicaux sur place. Ils sont comme des premiers répondants donc, quand les paramédicaux surgissent, ils doivent partir.

Ma formation avec Monsieur Roger Hallée !

Ce cours me fut prodigué au Cégep de St Jérôme avec la participation des médecins de l’hôtel-Dieu de St Jérôme. Depuis l’arrivée de ce cours, une nouvelle mentalité venait de l'établir… les soins pré hospitaliers! Ce cours durait 150 heures théoriques et pratiques pour la somme de 150,00 $ Cette formation était acquitter par les ambulanciers sur leurs minces rémunérations. Dans ce cours, nous avions un cours d’anatomie & physiologie humaine, des pathologies couramment rencontrées, des injections intra musculaires et sous-cutanées. Nous devions nous injecter entre nous pour apprendre nos techniques.

Nos instructeurs s’orientaient sur la formation traumatologie. Comme nous devions faire de grands écarts avant de parvenir à un hôpital, cette formation était capitale. Les attelles gonflables, les planches dorsales et tous les autres moyens d'immobilisations. Monsieur Hallée voulait détenir des ambulanciers super compétents pour son entreprise. J’ai réussi cette formation avec réussite, donc, j’ai réussi à intégrer les rangs de cette compagnie. Il me restait juste à régler mon employeur qui m’avait octroyé cet argent. Comme il détenait son centre de formation, il ne supportait aucune erreur de la part de ses employés. J’ai vu un employé perdre son poste, juste à cause d’une brève erreur.

Cours de Technicien ambulancier au Cégep Ahuntsic !

Le gouvernement du Québec avait déterminé d’instaurer une formation obligatoire reconnue par le Ministère des Affaires sociales. Maintenant, les personnes qui voulaient devenir ambulanciers devront joindre cette formation de 120 heures. Fini les cours de l’ambulance St Jean. Nous devions commencer à prodiguer des soins de base aux patients! Ce cours était payé par le Ministère des Affaires sociales. Nous avions une formation sur les traumatismes, les formes de nœuds lors de sauvetage, des immobilisations récentes et une nouvelle formation… massage cardiaque externe! Si nous voulions conserver nos emplois, une réussite était exigée. C’était vraiment la fin du brancardage de patients. Nous étions dorénavant obligé de donner des soins pré hospitaliers avant le transport.

Malgré toutes nos formations, notre titre d’emploi se nommait… préposé d’ambulance! Notre formation en traumatologie nous était prodiguée par un sapeur pompier de Montréal du nom de Claude Vallière! Il nous donnait aussi une formation sur la désincarcération lors d’accident de la route. Nos stages se faisaient dans une cour à ferraille de la région de Laval. Cette formation ne fut pas de tout repos, surtout avec notre professeur Claude Vallière. A la fin de notre formation, une simulation avait été structurée dans la cour du Cégep Ahuntsic. J’ai eu le plaisir de faire partie de la couverture principale du livre… urgences ! Nous étions fins prêts pour attaquer les vraies urgences.

Avant ces formations, un ambulancier qui récoltait une tension artérielle jouait au docteur. Maintenant, nous sommes dans l’obligation de le faire. Nous sommes vraiment rendus sur le chemin du Professionnalisme! Finis le temps des transports ambulanciers sans posséder la raison. Maintenant, nous devions nous assumer devant les infirmières dans les centres hospitaliers. Je me souviens que lorsque nous donnions nos exposés écrits aux infirmières, ces dernières les saisissaient pour les larguer à la poubelle devant nous. Nous avons dû nous battre pour nous faire accepter par ces dernières. J’ai été l’innovateur à sortir une feuille écrite pour noter mes observations cliniques. Quand je laissais ma feuille, les infirmières les jetaient dans les ordures. J’ai toujours persévéré dans ma démarche, et j’ai eu gain de cause auprès de ces infirmières malicieuses.

La formation comme Paramédic au Collège Dawson !

J’ai décidé de mon propre chef de m'inscrire dans une formation de trois ans pour être paramédical. Ce cours avait été mis sur pied par un médecin spécialisé dans le domaine de la traumatologie… le docteur Peter Cohen et la docteure Hélène Lamontagne. Ce médecin prescrivait que ce titre soit reconnu comme aux États-Unis. Malheureusement, cette formation n’a jamais été reconnue malgré tous les efforts déployés par ces médecins.

Cette formation était très complète et très ardue. Nous avions une année complète en Anatomie & physiologie ainsi que la médication préconisée pour soigner nos patients. Nous devions apprendre notre système cellulaire sur le bout de nos doigts. Nous devions étudier les pathologies les plus constamment rencontrées sur l’ambulance. Nos stages se faisaient à l’hôpital Royal Victoria avec les médecins urgentologues. Nous avions aussi des apprentissages à bord des ambulances spécialisées de la compagnie Ressucicar. Nous avions le droit d’administrer certains médicaments après avoir discuté avec les médecins de Royal Victoria. Nous étions en constante communication avec les médecins par la voie de notre système de communication.

Dr Peter Cohen!

J’aimerais dédier quelques lignes au sujet d’un médecin qui fut indispensable dans la progression du domaine pré hospitalier… Dr Peter Cohen! Ce médecin à toujours voulut voir le système ambulancier au Québec comme aux États-Unis… des paramédicaux! Il a travaillé très fort auprès des Ministères pour que nous soyons reconnus au Québec. Les nouvelles recrues ne connaissent pas l’historique de ce médecin qui était le meilleur traumatologue durant plusieurs années. Quand une complication surgissait, nous demandions le Dr Cohen! Peu de médecins peuvent se complimenter d’avoir participé autant que le Dr Cohen a la croissance du service ambulancier au Québec.

Actuellement, le Dr Cohen à 75 ans et il œuvre toujours pour la Corporation Urgences Santé. Il est au Centre opérationnel Est pour les actes de décès. Les jeunes recrues devraient avoir un grand respect pour ce grand médecin. Où serait rendu notre service pré hospitalier sans l’existence du Dr Cohen, monsieur Roger Hallée, et du Dr Hélène Lamontagne? Ces personnes ont joué un grand rôle dans le développement de notre système ambulancier. Je le remercie virtuellement d’avoir cru au domaine paramédical.

Ma formation reçue par la Corporation Urgences Santé

RCR, SPU, PHTLS, Formation de médicaments (5 médicaments) Défibrillation semi-automatique & combitube. Traumatologie & Oxygénation, Conduite d’urgence, Soins en psychiatrie, Matières dangereuses, PDSB, Moniteurs 12 dérivations, les soins des patients psychiatriques. Ces formations sont toujours entretenues à jour par la certification annuelle à notre Centre de formation. Plusieurs autres formations ont été réussies, mais j’ai oublié les titres.

J’aimerais remercier tous les instructeurs qui ont participé au déploiement de nouvelles techniques en laboratoire. Ma dernière formation m’a été offerte par Monsieur Stephan Veillette. Ce monsieur est un très bon conférencier et semble présenter des dons pour la formation. J’ai connu ce personnage comme superviseur à la Corporation Urgences Santé. Cette personne a la formation certifiée comme infirmier licencié. À chacun de nos entretiens, nous aimons bien plaisanter sur des histoires antérieures. J’ai toujours eu un grand respect pour cette personne et ce fut réciproque de sa part.

Lors de mes passages au Centre de formation, je ne manque jamais de saluer ce monsieur dans son bureau. Il possède un poste influent au niveau de la formation des paramédicaux. J’ai eu le communiqué que ce monsieur avait eu un poste au Cégep Ahuntsic comme instructeur. Je lui souhaite les meilleures des chances dans son nouveau poste. Sa copine Monia donne aussi de la formation aux prochains paramédicaux. Cette dame pratiquait aussi comme paramédicale pour la Corporation Urgences Santé.




 
 
Une journée dans ma vie professionnelle.
  Ce compartiment vous guidera avec Claude & André lors de leurs journées de faction. Comme je suis un homme très ponctuel, ma journée s’entame deux heures avant l’heure prescrite. Ma journée vérifiable se débute à 13 h 45 au Centre opérationnel est. Comme je suis un homme perfectionniste, j'adore que tout soit à point pour mon départ à 14 h. J’aime bien que notre représentation soit toujours professionnelle et qu’aucun écart de conduite ne soit signalé. J’aime arriver tôt à mon travail pour avoir le ravissement de converser avec des confrères et consœurs de travail. Comme nous sommes souvent très utilisées durant une journée, nous avons peu de temps pour dialoguer.

À mon arrivée au bureau aux alentours de 11 h 15, j’évoque mon arrivée à nos ordinateurs corporatifs. Comme le système n'admet pas cette heure avant-midi, je dois revenir pour annoncer ma présence. Je prends le temps de saluer notre secrétaire corporative qui s’apprête pour son repas du midi. Je discute avec mes confrères ou consœurs paramédicales qui sont en assignation temporaire. Je considère que mes confrères et consœurs font parties du couronnement de ma journée. Ma journée ne serait pas intégrale si je n’agaçais pas nos superviseurs. Ces personnes sont souvent d’anciens collègues de travail il y’a belle lurette. Même s’ils ont un poste administratif, leurs statuts ne changent rien dans mon comportement.

Si j'accédais au Centre opérationnel sans agacer mes pairs, ce comportement ne serait pas normal venant moi. Il m’arrive épisodiquement d’être plus tranquille, car ma santé est souvent problématique. Mes douleurs dorsales, mes bronchospasmes peuvent jouer sur mon humeur. J’ai toujours tenté de ne pas faire paraître ma condition auprès de mes confrères. Selon moi, mes confrères, mes consœurs ou mes patients n’ont pas à supporter mes sautes d'humeur durant mon quart de travail. Quand ma santé est trop aléatoire, je prends une journée de congé. Les patients ont le droit d’acquérir le maximum de ma compétence durant mes heures de travail.

Tous les jours, je prends le temps de manger mon Subway avec notre secrétaire administrative Carole. Quand elle apercevait entrer ma voiture dans le stationnement, elle savait que son heure de dîner approchait! Il y’avait aussi notre employé aux horaires Louise qui nous accompagnaient pour notre heure de repas. Ces deux femmes ont toujours été extraordinaires à mes yeux. Le Centre opérationnel Est aurait de la difficulté à se passer de leurs présences pour le bon déroulement opérationnel. Personnellement, j’ai toujours remarqué notre employée aux horaires Louise très captivante. Comme je ne mélange jamais ma vie professionnelle et ma vie privée, je n’ai jamais divulgué cet attrait. De toute manière, je ne crois pas que cette mademoiselle possède le temps nécessaire pour s’entrouvrir à une personne.

Autour de 12 h, je me représente à notre ordinateur corporatif pour rentrer mon heure d’arrivée. Je suis maintenant prêt pour me rendre discuter avec mes ami(e)s à notre service sanitaire. Ces personnes possèdent aussi leurs importances dans le déroulement des opérations terrains. Ils doivent s’assurer du ravitaillement de notre matériel médical et de la salubrité de nos véhicules ambulanciers. Leur travail permet aux paramédicaux de partir la tête tranquille. Pour ceux et celles qui n’ont pas connu le temps ou nous devions le faire nous même, vous devriez avoir une grande estimation pour ces personnes.

J’essaie toujours d’être collaborateur avec eux en tenant mon véhicule propre intérieurement. Nous jetons nos rebuts de la journée avant notre arrivée au bureau et nous passons un chiffon sur notre tableau de bord. Je comprends qu’ils sont acquittés pour faire ce travail, mais notre collaboration amoindrit un peu leurs charges de travail.


Aucun paramédical n’aime se faire désigner comme un subalterne, alors eux non plus n’apprécient pas du tout. Même si nous sommes paramédicaux, ces personnes détiennent leurs importances. Quand nous les perdrons, nous réaliserons l'étendue qu’ils avaient dans le système. Souvent, les gens doivent perdre une personne pour réaliser leurs importances. Fréquemment, les travailleurs perçoivent les autres postes plus appropriés que leurs fonctions. Il faut faire la fonction pour concevoir le travail des autres. Quand vous avez 50 véhicules ambulanciers qui doivent être lavés et inspecter, je ne pense pas qu’ils se pognent le beigne.

Vers 13 h 15, je me rends dans le garage des ambulances pour y faire certains contrôles. Je regarde l’intérieur du véhicule ambulancier s’il est conforme pour notre décollage à 14 h comme le service des horaires m’avait averti verbalement du numéro de mon ambulance, je n’ai pas eu à patienter que nos ordinateurs corporatifs m’attitrent mon véhicule. Il est de ma responsabilité d’inspecter le nombre de draps à bord de mon véhicule ainsi que le nombre de couvertures à l’intérieur de la cabine de soins. Le matériel médical devrait être examiner par notre service sanitaire.

Je dépose ma trousse personnelle approvisionnée par mon employeur dans le compartiment réservé à cet effet et par la même occasion, je saisis nos radios portatives pour les ajuster. Certaines modifications personnelles doivent être faites avant notre départ. Nous devons nous garantir que ces radios portatives sont fonctionnelles avant notre départ. Ces appareils peuvent dans certaines conjonctures nous sauver la vie! Je m’assure que les piles sont pleines adéquatement. Je place mes radios portatives sur le style simplex, en les barrant à cet endroit.

Ce mode nous permet de toujours être en contact avec mon confrère André. Note importante, durant votre quart de travail, votre coéquipier devrait être votre primauté! Vous devez concilier votre vie avec cette personne durant 40 heures semaines, alors il devient une portion de votre vie professionnelle. Prenez le temps de connaître cette personne personnellement et professionnellement. En connaissant votre partenaire, vous pourrez anticiper ses interactions sur les interventions d'urgence. Ne pensez pas que vous serez toujours compatibles, nous avons toutes nos particularités et nos lignes de pensées. Retenez un seul mot dans votre équipe… partenariat! Malencontreusement, certains confrères et consœurs ont effacé l’interprétation du mot partenariat.

Des visages de bœuf j’en ai connu dans mes années de service. Des confrères et consœurs qui se regardent le nombril sans penser à leurs confrères ou consœurs, il y’en a de plus en plus! De nos jours, le monde médite plus à se protéger professionnellement, que de défendre leurs équipes. Quand survient un imprévu, la personne impliquée essaye de déplacer sa responsabilité sur son partenaire. Les cadres administratifs sont heureux de ce comportement, car de cette façon, ils ont la vie facilitée! Les gens se trahissent mutuellement au plaisir de l’employeur. À quoi sert un syndicat quand les personnes agissent de cette façon? Avant de hurler Solidarité dans les réunions syndicales, il faudrait agir en conséquence avec vos confrères et consœurs!

J’ai souvent été accommodant avec mes confrères durant mes quarts de travail, mais certaines plages horaires me parassaient interminables. Le plus abominable pour moi était d’œuvrer avec un confrère qui passait son temps à enjôler les femmes. J’aime bien les femmes, mais sur mon travail ma priorité était mes patients. Le message que je peux accorder aux jeunes paramédicaux est le suivant… ne prenez pas cette profession pour stupéfier la galerie! Le fait de porter un uniforme ne fait pas de nous des dieux. Je considère, que certaines personnes portent cet uniforme pour les mauvaises raisons. Ils tachent l’image des autres paramédicaux par leurs comportements immatures. Un principe est authentique… si tu veux du respect, tu dois être respectable ! Les paramédicaux doivent être irréprochables durant leurs quarts de travail.

Le comportement, le parler, la propreté physique sont quelques points qui pourraient jouer sur l’estime que vous recevrez du grand public. Souvent, les gens n’émettent pas de commentaires, mais ils qualifient ces paramédicaux selon leurs images. Nous devons porter notre uniforme avec hauteur et respect. Le public doit se percevoir en confiance avec les spécialistes des soins pré hospitaliers… Nos Paramédicaux! Notre situation actuelle désigne un laisser-aller de la part de certains paramédicaux. Comme ils se sentent isolés dans leurs causes, ils deviennent amorphes et un peu délinquants !

Les jeunes recrues semblent choisir cette profession en prévoyant trouver mieux. Je discute avec plusieurs jeunes qui me certifient que leurs avenirs ne sont pas au service ambulancier. Après seulement 4 ans de service, ces personnes pensent déjà parfaire leurs éducations pour pratiquer dans un autre domaine. Les jeunes ne semblent pas vouloir poursuivre dans ce patrimoine. Il est vrai, que ce patrimoine est rude, mais nous avons défriché les chemins dans le secteur ambulancier, alors ils devraient nous relever. Il semblerait que nous n’avons pas toutes la même détermination! Nous avions besoin de nouveaux combattants pour poursuivre nos gains acquis, mais la guerre semble trop laborieuse.

À 13 h 30, je m’assois dans mon véhicule pour placer mon ordinateur véhiculaire sous tension. Je dois m’assurer que les informations contenues sont exactes avant mon départ. La fiche nous évoque, le nom des paramédicaux qui seront disponibles sur ce véhicule ambulancier, mon horaire de travail, mon heure de repas ainsi que l’heure de la fin de notre quart de travail. À raison de ma vision, j’augmente les impressions pour obtenir une bonne image. Comme j’ai un problème d’acuité visuel (Amblyopie), il est impérieux de faire ces adaptations.

Nous devons aussi évaluer la quantité de notre papeterie corporative. Nous avons des feuilles de transport AS/811, des rapports d’interventions du paramédical, formulaire de refus de traitement, etc., etc. Tous ces formulaires sont dans un cartable de métal fournis par notre employeur. Souvent, je dois ajouter certains formulaires obligatoires à mon travail professionnel. Nous ne devrions jamais manquer de fourniture essentielle à notre travail. Il est de notre responsabilité d’inspecter ce matériel avant notre départ. Nous devrions anticiper pour éviter les carences. J’ai toujours essayé de contrecarrer certains problèmes avant mon départ.

Après tous ces contrôles de routine, je m’assois dans le véhicule en attente de mon partenaire André Saindon. Quand mon partenaire André arrive à 13 h 44, il a juste à placer ses effets personnels dans le véhicule. Nous sommes prêts pour notre petit café au Tim Horton coin Galerie d’Anjou & St Zotique. Dès le début de notre quart de travail, je fais toujours des plaisanteries pour faire rire mon confrère. Une journée j’offre le café, et le lendemain, c’est mon partenaire qui paie de café ! Nous sommes équitables dans nos dépenses au restaurant. J’ai connu plusieurs partenaires qui acceptaient le café, mais ils payaient rarement la tournée. Pourquoi toujours essayer d’exploiter les autres ? Certains semblent être passé maître dans ce domaine.

Même si j’ai toujours été correct avec mes confrères, certaines personnes,ce sont permis plusieurs diffamations à mon sujet. Dans le cas de mon partenaire André Saindon, nous avons toujours eu des discussions franches et honnêtes durant toutes ces années de travail. Nous avons toujours eu une entière collaboration durant nos journées de travail. Même si l’administration avait voulut nous compromettre, leurs taches auraient été ardues ! Nous étions comme les deux doigts de la main. André est un homme très complaisant avec ses confrères et consœurs et, je partage ce style de comportement.

Nous sommes maintenant disposés pour notre première intervention clinique. Nous discutons de tous les sujets, mais rarement de problème d’ambulance. Après 30 ans de service, nous avons d’autres thèmes que les problèmes ambulanciers. Nous parlons de nos vies personnelles, nos projets et quelques encouragements entrent ça. André me parlait souvent de sa vie familiale, car il adore sa femme et ses enfants. Même si j’aime mon travail, nous devons varier nos sujets de conversation.

Comme nous sommes rarement sans affectation, notre ordinateur véhiculaire nous avertit que nous avons un appel. Nous accusons réception de cet appel en appuyant sur la touche F2. Le Centre des communications sait que nous avons reçu cet appel et, que nous sommes en direction. Nous prenons le temps nécessaire pour localiser la position exacte avant de partir dans toutes les directions comme des poules pas de tête! Nous devons avoir en tête la sécurité routière des autres usagers ainsi que la nôtre. Même si nous avons des gyrophares et une sirène, certains usagers de la route nous manquent de respect. Même si cette affectation est urgente, nous devons accomplir les normes de sécurité routière émises par la Corporation Urgences Santé.

Pour le grand public, ne croyez pas que les paramédicaux peuvent rouler à la rapidité qu’ils le désirent, car des normes strictes doivent être honorées. Dans une zone de 50 km heure, les paramédicaux doivent rouler jusqu'à 20 km de plus que la limite permise. Dans le cas contraire, ils devront répondre de leurs actes devant les responsables de la sécurité routière à la Corporation Urgences Santé. Il est souvent ennuyeux pour nous, de voir les autres usagers de la route nous devancer même si nous sommes en urgence! Certains paramédicaux prennent des chances malgré les directives claires, mais lors d’une mésaventure, ils devront répondre de leurs conduites.

Nous avons des temps réponses à respecter selon le code de déterminante, mais toujours avec le respect des lois internes. C’est la raison pour laquelle, les véhicules ambulanciers ne peuvent pas rentrer dans les temps prescrits. Comme nous sommes souvent en pénurie de véhicules ambulanciers à cause du flux d’appels, nous devons parcourir une distance souvent invraisemblable pour nous rendre auprès de nos patients. Nous voyons continuellement que deux véhicules ambulanciers disponibles pour la région de Montréal-Laval. Même si notre Centre des communications a la meilleure détermination du monde, ils n’ont pas les ressources disponibles.

Le public renverse leurs dévolus sur les paramédicaux, mais je ne pense pas que ces délais sont tous attribuables aux paramédicaux. Il y’a trop d’appels superflus pour le nombre de véhicules disponibles quotidiennement. Les paramédicaux doivent souvent répondre à des appels de grippe, d’otite et plusieurs autres banalités. Comme certains groupes de personnes ne paient pas le transport ambulancier, donc ils exagèrent continuellement. Quand une vraie urgence survient, les véhicules ambulanciers doivent franchir des distances démesurées pour sauver des vies. La loi au Québec dit… toutes personnes au Québec à le droit à son ambulance! Arrêtons de condamner les paramédicaux, la Corporation Urgences Santé, mais coupons dans les exagérations !

Les dirigeants gouvernementaux connaissent très bien le problème, mais personne ne règle cette lacune. Les hôpitaux, les paramédicaux et plusieurs autres intervenants se plaignent de ces excès, mais personne ne bouge. Plus facile de se lamenter, que de normaliser le problème d’une façon curative. Nous braillons que le gouvernement manque d’argent, mais nous laissons certaines personnes escroquer délibérément des services ambulanciers. Qui aura la détermination de revoir les normes d’admissibilités? Il semblerait que le X sur les bulletins de vote est plus important que la résolution de ce problème!

Nous devrions consulter précieusement les détails de la fiche appel avant notre départ. Cette carte nous renseigne sur l’age, le sexe et la pathologie du patient. Toutes les nouvelles précisions devraient être lues par les paramédicaux dès sa réception. Ces nouveaux commentaires nous avertissent sur les nouvelles dépêches concernant notre appel. Je peux même dire que ces ajouts peuvent être vitaux pour la sécurité des paramédicaux. Il nous dévoile souvent sur certaines appels… attendre la police ! Les répondants médicaux d’urgences ont décelé une menace pour les paramédicaux. Certains paramédicaux veulent récréer leurs héros et, ils se produisent sur l’appel malgré les commentaires. Malheureusement, nous ne pouvons pas concéder ce comportement juste au manque d’expérience, car j’ai déjà vu des paramédicaux d’expériences agir de cette manière.

Je peux vous assurer que jamais nous n’avons accompli de cette façon dans notre équipe. Nous avions deux vies à sauver, la mienne et celle de mon partenaire. Nous voulons bien sauver des vies, mais pas au préjudice de la nôtre. Nous sommes rendus avec des paramédicaux qui portent des vestes par balle durant leurs quarts de travail. Cette pièce d’équipement n’est pas rémunérée par notre employeur. Même ces personnes devraient exécuter les recommandations de nos répondants médicaux d'urgence. Nous ne sommes pas policiers et notre équipement est insuffisant pour courir ce danger. Nous avons encore de petits Rambos dans nos titres, mais ces individus auront leurs leçons éventuellement.


La Corporation Urgences Santé est précautionneuse sur la sécurité de leurs employés, mais certains veulent jouer un rôle différent aux directives. Certains pourront dire que nous étions des froussards, mais nous sommes encore en vie avec tous nos membres. L’employeur n’a jamais sollicité que les employés mettent leurs vies en danger pour répondre aux appels. Certains accidents de travail auraient pu être évités si certaines consignes avaient été réalisées. J’ai toujours été préventif dans la mesure du possible, et j’en suis très digne ! Nous avons à répondre à plusieurs appels à pièges, donc nous devons être très sécuritaires.

Rendu sur les lieux de notre appel, jamais nous ne devons nous propulser à l’extérieur du véhicule ambulancier. Remarquez dans les émissions comme Emergency, les paramédicaux ne courent pas, mais ils marchent rapidement. Nous devrions esquiver la panique lors de notre arrivée sur les lieux. La première démarche d’un bon paramédical devrait être de diminuer la tension des personnes sur les lieux, et de calmer l'inquiétude du patient. J’amorce mon introduction en lui demandant la raison de leurs appels. Durant ce temps, mon partenaire commence la collecte des signes vitaux de notre patient. Nous devons compiler la tension artérielle, la pulsation, la saturométrie et quelques fois, la glycométrie. Après le résultat de ces informations, nous sommes disposés à comprendre le tableau clinique de notre patient.

Un électrocardiogramme peut nous informer sur certains signes et symptômes discernés par notre patient. Ce comportement devrait être d’amblé dans un bon examen clinique de la part des paramédicaux. Comme je suis toujours le responsable des soins distribués aux patients, je suis maintenant prêt avec ces résultats cliniques à déterminer la compréhension de ses symptômes. Ces jugements ambulanciers parviennent avec les années d’expériences. Je ne conseille pas ces actions aux jeunes recrues sans expériences. Ils devraient se renvoyer aux directives internes pour compléter leurs expériences ! Nous ne devons pas jouer avec la santé publique en tout temps.

Comme certains tableaux cliniques peuvent se retrouver dans plusieurs pathologies, plusieurs diagnostics différentiels sont envisageables. Avant de conclure à une banalité, soyez très réfléchi lors de vos interventions. Certains patients peuvent présenter un tableau clinique banal, mais à la fin des examens de laboratoire, nous avons un diagnostic très sévère. Avant d’annuler une affectation, prenez toutes les méthodes légales pour vous protéger! Même si vous faites signer un refus de traitement, l’employeur pourrait contester ce formulaire si un malheur survenait après votre départ. J’ai déjà survécu à ce type de contestation auprès de mon employeur, même si tout avait été fait dans les règles de l’art !

Quand un patient sollicite son transport à l’hôpital, ne vous objectez surtout pas, même si vous êtes en désaccord. Au sujet de la santé, les tribunaux trancheront toujours en faveur du patient. Même si vous avez une formation de trois ans, vous devrez effectuer le transport de la même manière. Nous sommes payés pour faire des transports ambulanciers au Québec. Même si le patient à un bouton sur une jambe, vous devez le transporter au cas ou… nous, appelons ces gestes… peur d’avoir peur! Une partie des frustrations ambulancières naissent de ces évènements. Il demande de nouvelles formations pour un DEC, mais tu dois produire comme un transporteur. Il ne faut pas condamner juste Urgences Santé, car ce sont des législations provinciales.

Dès que vous aurez pris le contrôle sur votre appel en amoindrissant le stress chez le patient et sa famille, votre appel se déroulera dans la sérénité. Une recommandation que je peux vous donner est, de toujours être franc et honnête avec vos patients. Quand on vous pose une question dont vous méconnaissez la réponse, soyez franc d'admettre que vous ne connaissez pas la réponse. Certains paramédicaux répondent n’importe quoi pour ne pas perdre la face. En agissant de cette façon, vous faites perdre la confiance des patients envers tous vos confrères et consœurs. Les patients attendent des réponses claires et nettes dans leurs interrogations.

Je leur demande dans quel centre hospitalier ils sont traités. Je communique avec le centre des communications pour obtenir une approbation. Si ce centre est indisponible, le répartiteur doit me transmettre des choix de centres hospitaliers disponibles, que je propose au patient. Dans les cas urgents, le paramédical peut se rendre au centre hospitalier le plus près. Même si le patient ou la famille sont en opposition, vous devez prendre les décisions qui s’imposent! La vie de cette personne est en danger, alors vous devez vous référer à votre estimation médicale. Aucun hôpital ne pourra vous décliner ou vous faire des problèmes administratifs. Dans le cas contraire, vous vous exposez à des sanctions disciplinaires et même des poursuites judiciaires.

Durant le transport ambulancier, je discute avec mon patient de tous les sujets d’actualité, pour lui faire oublier un peu sa condition de santé. Durant nos discussions, je note mon rapport pré hospitalier. Même si je rédige mon rapport, je m’assure de toujours avoir la vigilance sur son état de santé. Je prends le temps de lui répondre à ses inquiétudes au sujet de son tableau clinique. Vous devez toujours être prêt à intervenir dans le cas d’une inconscience ou pire, un arrêt cardiaque. Les personnes âgées aiment bien converser de leurs anciens métiers ou de leurs familles. Nous devons prendre intérêt, car ces personnes ont aussi des aventures à exprimer.

Souvent, le patient arrive à l’hôpital avec un sourire suite à nos discussions. Quand le patient aura des symptômes prioritaires, il va m’en aviser! Je n’ai pas à l’assaillir avec des questions aux 5 minutes au sujet de sa santé. À force de lui poser des questions sur sa santé, il va déclencher des symptômes psychogènes. Lors de mon recueil de données cliniques, je n’alloue jamais les réponses toutes faites. Je lui pose la question suivante… pointez-moi votre douleur? Si ce patient est hypocondriaque, il viendrait transformer mes données cliniques.

Il m’arrive occasionnellement de me présenter dans des domiciles ou les patients ont le dictionnaire médical sur leurs bureaux. Ils connaissent les signes et symptômes sur le bout de leurs doigts. Nous avons affaire à des patients soucieux qui sont assurés d’être atteints d’une pathologie selon leurs symptômes. Nous devons leur établir que ces symptômes peuvent exister dans plusieurs autres pathologies. Une personne néophyte dans le domaine peut confondre facilement plusieurs pathologies. Un bon paramédical devrait être adroit à faire l’affirmation auprès du patient qu’il est en erreur. Cet examen peut être accompli par un paramédical d’expérience seulement.

Je ne veux pas diffamer les nouveaux paramédicaux, mais nous devons être réalistes. Ces observations peuvent se faire avec les années faites dans le domaine médical. Il faut avouer que j’ai dû faire trois années en faculté de médecine pour apprendre vraiment l’examen clinique du patient. Un volume que nous nous servions se nommait… examen clinique du patient par son concepteur Barbara Bates. Même après avoir abandonné la faculté de médecine, j’ai continuellement prit indication sur ce volume. Il est simple et facile à appréhender, mais il est très coûteux.

Il ne faut pas négliger que vos patients observent vos réactions personnelles. Si vous présentez des signaux de nervosité, vous entraînerez une réaction en chaîne de la part du patient et de sa famille. Nous sommes sur les lieux pour remettre le calme, donc les évènements reposent sur nous. Les patients déchiffrent dans votre visage vos réactions non verbales. Soyez discret, mais honnête avec vos patients. Je dois signaler que certains patients ne sont pas disposés à recevoir certaines vérités. Vous devez faire l’évaluation entre un patient qui est capable de recevoir cette vérité, et l’autre qui est trop tourmenté ! A certaines occasions, j’ai dû décliner certaines authenticités, même si je connaissais le rapport probable.

Certaines infirmières et médecins n'aimeraient pas que je leur donne le diagnostic probable. Que voulez-vous, pour eux, nous ne sommes que les petits ambulanciers! Malheureusement, ils ne connaissaient pas mes contenances académiques. J’ai souvent eu des débats animés avec des médecins à propos de leurs diagnostics. Certains médecins semblent présumer que le mot MD signifie mon dieu! Certains ont dû s’incliner involontairement devant mes argumentations. Soyez assurés qu’ils n’étaient pas enchantés de se faire rattraper par un petit ambulancier. Je n’étais pas capable de me faire distinguer comme un moindre en sachant mon passé médical. Certains n’appréciaient pas mon existence sur les affectations. L’important pour moi c’était que mes patients obtiennent des soins appropriés.

Arrivé à l’hôpital, je me dirigeais vers le centre d’enregistrement pour achever mon dossier. Durant ce temps, je demandais à mon partenaire André de faire la protection de notre patient. Des complications peuvent survenir même si nous sommes arrivés à l’urgence. Les patients doivent être observés constamment, car ils sont sous notre responsabilité! J’ouvrais le dossier de mon patient avec les documents nécessaires, et je repartais auprès de cette personne pour poursuivre nos discussions. Je devais le soutenir durant le temps de notre responsabilité. Ce patient doit se sentir pris en charge durant qu’il est sur notre civière. Certains paramédicaux aimaient mieux converser avec les secrétaires à l’urgence, mais ma façon d’accomplir est dissemblable. Je dois conserver mon image de professionnel devant les personnes en attente à l’urgence, et de notre patient !

Quand venait notre tour aux triages, je prenais le temps de saluer le personnel hospitalier avant d’entreprendre mon anamnèse clinique. Je débutais par la raison de notre démarche à l’urgence ensuite, je lui attribuais mes observations cliniques, les allergies, mes signes vitaux, les médicaments employés quotidiennement ainsi que les médicaments procurés durant le transport ambulancier. La dose de médicaments donnés ainsi que l’heure d’administration. De toute manière, une feuille de médicaments doit être remise aux personnels du centre hospitalier. Il nous arrivait de devoir achever nos rapports rendus sur les lieux. Le dialogue avec mon patient était plus important que nos papiers réglementaires. Une politique interne relate que les paramédicaux doivent terminer leurs rapports arrivés à l’hôpital.

Je cédais ma responsabilité aux personnels du triage. Durant leurs évaluations, j’écrivais mes rapports. Si les infirmières avaient des informations complémentaires à me solliciter, j’étais toujours au chevet de mon patient. Lorsque leurs évaluations étaient achevées, elles m'allouaient une civière disponible. J’installais mon patient à l’endroit attitré avec une grande délicatesse avant de le saluer et lui souhaiter bonne chance. Nous devons aussi nous garantir que la ridelle de la civière était conformément bloquée. Surtout chez une personne âgées, des chutes peuvent être dramatiques.

Il était très insolite que nous arrêtions converser avec du personnel hospitalier. Ces personnes ont leurs engagements comme nous avons les nôtres. Même si certaines secrétaires peuvent être plaisantes à observer, je garde ces discussions pour ma vie privée. Certaines secrétaires me révélaient que certains de mes collègues étaient un peu trop insistants. Je dois avouer, que certains paramédicaux aiment bien enjôler les femmes sur leurs passages. Je n’ai jamais trouvé ce comportement conforme pour notre image. Certains me reprochaient d’avoir l’air bête, mais je ne faisais que respecter les autres intervenantes cliniques. Nous ne sommes pas sur les lieux pour nous assembler, mais pour distribuer des soins à la population.

Les gens présents sur les lieux qui remarquent ces gestes de séductions, comment le distinguent-ils? Les gens acquittent des taxes pour acquérir des soins, et ils remarquent des gestes déplacés de la part de leurs paramédicaux. Vont-ils encore nous soutenir lors des prochaines revendications? Je ne suis pas certain que les patients dans les salles d’attente apprécient cette représentation. Nous crions qu’il manque des ambulances sur la route, mais ils surprennent des paramédicaux à prendre leurs temps pour des séances de séduction. Je crois, que ce n’est qu’une question de discrétion pour notre profession et notre uniforme.

J'accompagne mon partenaire pour faire notre civière et ensuite, je prends une pause pour griller ma cigarette question de me décontracter. Nous devons être aptes pour nos prochaines affectations. Comme nous avons souvent appel sur appel, nous devons prendre cette pause méritée. Je ne crois pas qu’une trêve de 15 minutes est dénaturée pour l’employeur. Nous ne sommes pas là pour battre des records d’appels, mais pour accorder des soins de qualité. Il n’est pas exceptionnel de remarquer que certaines équipes de paramédicaux ne parviennent pas à manger durant leurs quarts de travail. Les appels doivent passer devant la santé du personnel paramédical. Quand l’ambulance est vide d’essence pourtant il faut la remplir, mais les salariés, ont peu poursuivre. On se demande pourquoi plus personne ne veut travailler dans ce domaine.

Nous voilà rendus à notre pause repas. Nous allons souvent manger dans le secteur Pointe-aux-Trembles pour prendre un café en bouquinant notre journal. Notre pause repas doit durer 45 minutes à compté de l’instant ou le centre des communications nous l’autorise. L’horloge débute à cette seconde même si nous ne sommes pas encore rendus au restaurant. Il nous arrive de devoir prendre exclusivement 25 minutes, car nous avons dû faire le reste à rouler pour nous rendre au restaurant. J’aime bien converser avec des connaissances durant mon heure de repas. Dès la fin de notre période de repas, notre ordinateur véhiculaire résonne pour nous prévenir que nos minutes sont complétées. Dès notre remise en disponibilité, le répartiteur nous lègue un point d’attente, ou nous avons une autre appel.

Nous voilà rendus à la fin de notre quart de travail (1089) avant de terminer notre quart de travail, nous vidons nos ordures journalières, nous replaçons nos radios portatives dans le compartiment conçu à cet effet, et nous passons un linge sur le tableau de bord. Nous nous dirigeons vers notre centre opérationnel pour achever cette journée. Nous n’essayons pas de prendre le chemin le plus long pour nous faire payer des heures supplémentaires, car nous avons toujours hâte de partir pour nos résidences.

A notre arrivée au bureau, nous descendons nos effets personnels dans nos véhicules et nous alignons le véhicule ambulancier pour être lavé et inspecté. Nous entrons à l’intérieur pour placer quelques effets dans nos cases personnelles avant de nous diriger vers nos ordinateurs corporatifs. Nous entrons nos heures d’arrivée, et nous quittons le bureau. À la sortie du bureau, je prends toujours quelques minutes pour discuter avec mon partenaire. Nous établissons une belle équipe de travail avec une belle harmonie.

En espérant que cette journée virtuelle vous aura plu. Il est évident que certains évènements peuvent avoir été omis, mais je crois que le principal à été évoqué dans ce texte. J’aurais pu poursuivre plusieurs autres pages, mais je crois que les lecteurs et lectrices auront une bonne conception d’une journée dans le domaine paramédical.

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